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Arlette


 





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Raphaëlle Robert


 
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 Septembre 2007    

Voyage au Sénégal en Juin 2007

  

 

Samedi 9 juin 8 ème jour

 

Ultime visite de Dakar pour ceux qui repartent ce soir. Pour les autres aussi puisque la deuxième semaine se déroule à Sally. Nous avons couché au Novotel sur le plateau, le quartier riche de Dakar. De la nous prenons la corniche au bord de mer par l’est et descendons au sud en passant le long du palais présidentiel pour arriver au palais de justice à l’extrême pointe sud de Dakar.

 

Nous remontons alors l’avenue Pasteur. Ah ! Notre grand Pasteur célèbre dans le monde entier. Arrivée à la place Soweto où se trouve l'Assemblée Nationale sénégalaise nous prenons à gauche l’avenue Nelson Mandela.

 

 

En gros, au centre du plateau, à 200 mètres au nord de la place Soweto se trouve la Cathédrale.

 

A côté de la cathédrale se trouve l'écoile Sainte Jeanne D'arc célèbre entre toute pour ses élèves brillantes Odette, Arlette "et les autres, la fine équipe du début des années soixantes. 

Devant la cathédrale passe le boulevard de la république orientée sud-est nord-ouest avec le palais présidentiel à l’est et l’immeuble Air-France un peu au dessus à l’ouest (en gros !). Il a probablement changé de nom depuis 1962 date de l’indépendance.

 

Rue Carnot nous repartons à l’est. A notre droite un peu avant la rue El Hadji Massa Diokhame se trouve une bijouterie où nous sont proposé des bijoux à prix très attractifs, au poids suivant le cours de l’or ou de l’argent du moment. Un peu plus loin nous prenons l’avenue du Président Lamine Guèye à gauche. Dans cette rue se trouve une boulangerie pâtisserie salon de thé qui s’appelait autrefois la Marquisette et où les parents d’Arlette achetaient leur pain et leurs gâteaux. Ils étaient devenus amis avec les propriétaires. Nous repartons au nord et passons le long du marché Sandaga. Notre cher Ouzin ne veut pas s’y arrêter. Il a peur de nous perdre sans doute.

 

 

C’est là qu’Arlette et ses parents vécurent une grande partie de leur vie entre 1953 et 1962. Vous comprenez la raison de ces précisions

 

 

 

 

 

Nous visitons un atelier de peinture artistique peu banal. A côté de quelques tableaux traditionnels à la peinture à l’huile se trouve une exposition de tableaux faits uniquement avec du sable. Du sable qui vient des quatre coins de l’Afrique, Sable blond mais aussi marron, rouge, noir, gris, beige, blanc, toutes ces couleurs dans plusieurs nuances permettent de réaliser des compositions très réussies. Le liant est une colle spéciale badigeonnée sur le support en bois aux endroits où il faut, puis le sable de la couleur choisie est versé à la main finement. Ensuite le tableau est secoué pour être débarrassé du surplus de sable, et par touches successives on obtient un résultat simple et magnifique à la fois.

 

Avant le déjeuner notre guide nous lâche dans le village artisanal. Les boutiques y sont les unes sur les autres et regorgent des sculptures traditionnelles pour touristes éberlués. Statuettes, masques africains, djembé (tamtam pour les zincultes) tissus, foulards, boubou, cuir et peau de crocodile, portes monnaies, ceintures valises tout, on trouve tout ce qui se marchande. Les commerçants sont très accrocheurs, les prix se discutent âprement et surtout ils se cramponnent à vous par tous les moyens, pires que des sangsues, mais toujours rieurs et gentils. Gentils mais saoulant à la fin. J’achète une belle ceinture de cuir et en aperçoit une plus belle encore en croco, visiblement de belle qualité avec une couture fine et sans défauts, mais Ouzin arrive à la rescousse, il faut repartir et je ne pourrais ni marchander ni jamais en savoir le prix exact. Tant pis, j’ai probablement raté une belle affaire.

 

Nous reprenons la corniche ouest de Dakar (Le plateau surplombe la mer et est entouré d'une route en corniche dans sa partie sud).

Nous longeons le port de pêche de Soumbédioune qui alimente tout Dakar en poisson frais, puis le cap vert et apercevons enfin les mamelles, deux collines jumelles qui peuvent faire penser à ceux qui ont une belle imagination aux seins d’une femme. Puis arrivée aux Almadies. Nous longeons des barbelés de grande hauteur, est-ce un camp militaire ? Meu non c’est le club Med voyons ! Pas besoin d’ajouter de commentaire sur l’opinion que les dakarois doivent avoir des touristes du club Med. D’ailleurs j’en avais déjà eu des échos à Saint Louis du Sénégal.

 

     

Repas dans un cadre sympathique et choix entre brochettes de poisson ou de bœuf. De bœuf pour moi, bien que grand amateur de poisson, le plat national du Sénégal ça commence à bien faire ! Après le repas nous remettons un pourboire au guide et au chauffeur. Nous nous sommes entendus et avons fait une enveloppe commune.  Nous avons fait un effort vu la façon extrêmement sérieuse dont ils se sont occupés de nous.  Hélas trois couples ce n’est pas un car de 50 personnes, et bien qu’immensément riches aux yeux de nos deux amis sénégalais nous sommes obligés de compter tout de même. Après coup nous nous rendons compte que nous aurions du faire un plus gros effort. Rien n’est facile dans la vie.

 

Le car nous emmène à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar et nous nous séparons de nos amis qui reprennent l’avion pour la France. Après les embrassades et la photo souvenir le car nous emmène sur notre lieu de villégiature de la semaine suivante.

 

 

Sally  que nous connaissons déjà, pour une semaine de détente de baignades de farnientes et de soirées animées par nos gentils organisateurs.

 

Le circuit touristique est terminé. Il a été enchanteur et les sénégalais se sont révélés les gens les plus sympathiques que l’on puisse imaginer. Ils doivent bien avoir leur racaille et leurs voyous, comme partout hélas mais sans aucun doute en proportion moindre. Quoi que nous ne nous sommes pas aventurés seuls dans Dakar la nuit. Mais à Paris ne court-on pas les mêmes risques ? A ceux qui veulent quitter le pays pour faire fortune en France nous dirons tout simplement « méfiance ». Méfiance vis-à-vis des passeurs et méfiance vis-à-vis de ceux qui les attendent à l’arrivée. Si quelques uns réussissent et reviennent au pays en tenant le haut du pavé et en se faisant construire des maisons superbes, combien sombrent dans la déchéance ou tout simplement galèrent dans un pays froid et hostile. Albert Camus le plus pauvre des pauvres dans son enfance en Algérie et Charles Aznavour dans sa chanson « emmenez-moi au bout de la terre »  l’ont dit à leur façon, la misère est moins pénible au soleil.

 


 


 

  

Fin     


 

 



 

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