S'identifier      S'inscrire    visiteurs jour : 73     Total clics   :   1003987

Arlette


 





 Coucou et merci Merci            




 
Raphaëlle Robert


 
Clics 1196

le 28 Juillet 2007

 

Voyage au Sénégal en Juin 2007

 

 

 

 

Lundi 3ème jour

 

Visite du marché de St Louis
Inénarrable ! Des passages étroits, des aliments entassés, dans les boucheries on découpe des moutons et chèvres entiers, carcasse et tête comprise. Ce qui est sur c’est que la nourriture ne manque pas. Heureux Sénégal. Le bord des rues est envahi de « cabanes de marchants, en carton, en bois, en tôle ondulée, constituées de tout et de rien et vendant tout et n’importe quoi. Le commerce bat son plein et la vie est joyeuse.

 

Visite de l’île aux oiseaux.

Au sud de St Louis on embarque sur une pirogue pour traverser le fleuve Sénégal et aborder sur la langue de barbarie qui sépare le fleuve de l’océan sur des kilomètres en allant vers le sud. A cette occasion nous faisons un détour par l’île aux oiseaux qui porte bien son nom. Des milliers d’oiseaux, des pélicans blancs, des gris,  des mouettes,  des… Au retour quelques hérons cendrés sur les berges nous regardent passer. Dans les arbres une multitude de grappes de fruits, heu, non, d’oiseaux.

 

Déjeuner au campement sur la langue de barbarie, de l’autre côté de la bande de terre on aperçoit l’océan.

 

 

 

 

Origine du nom du fleuve Sénégal (non garanti car il semblerait que les sénégalais aiment bien les plaisanteries, mais qui sait !) Les premiers blancs arrivés au bord du fleuve y trouvèrent un groupe d’indigènes du coin (pardon pour le pléonasme) avec qui ils tentèrent de discuter difficilement ne parlant pas la même langue. La première chose à faire était de nommer ce qui les entourait. Ils tendent le bras en direction du fleuve et demandent son nom. Le noir se retourne dans la direction et voit les pirogues le long des berges il répond  « Cé nou gal » ce qui se traduirait par C’est/ce sont, nos pirogues.  Pirogue dans leur langue de l’époque se disant « gal » (entre nous le cé né quelque soit son orthographe nous parait tiré par les cheveux !) L’interprète croit comprendre que le nom du fleuve est « Sénougal » voilà comment s’écrit l’histoire et la géographie.

 

 

 

 

Après une petite sieste, quel charmant pays, nous repartons pour St Louis et la visite de la ville. Voici les maisons des familles riches, construites au bord du fleuve pour surveiller l’arrivée des bateaux rempli des marchandises dont ils font commerce.

 

Ailleur, les rues sont souvent en terre et poussiéreuses, les maisons à un étage plus ou moins bien entretenues. Des maisons à balcon en fer forgé, à véranda et à arcades, érigées aux XVIIIème et XIXème, siècles, sont restaurées une à une. C’est là que les « Signares » (terme issu de l’espagnol señorita) filles de riches colons et de femmes africaines, célèbres pour leur beauté, s’accoudaient aux balcons dans leurs riches draperies rêvant d’un Roméo ayant l’âme bien née. L’ensemble fait ancienne colonie abandonnée, mais les travaux en cours annoncent déjà le renouveau. Ils se font dans le cadre du patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

 

Intermède culturel (entre deux pubs)

 

 L’immeuble militaire avec la photo du célèbre tableau de Théodore Géricault « Le radeau de la Méduse ». La Méduse était en effet un bateau de l’armée française qui se rendait à St Louis du Sénégal en juin 1816 et qui sombra sur des récifs au large de la Mauritanie dans un endroit peu connu mais dangereux ayant causé bien des naufrages. Les officiers et le beau monde embarqua sur des chaloupes, pour les aiutres on construisit un radeau remorqué par les chaloupes dont le cable de remorquage fut cassé ou ldétaché, on ne sut pas. Des 152 marins entassés sur le radeau qi sous la charge s’était enfoncé de plus de 50 cm sous l’eau, les obligeant à se tenir debout, (Ce qui devait leur donner une folle envie de s'emparer des chaloupes) seuls 15 seront recueillis dont 5 mourront les jours suivants

  

Histoire peu glorieuse s’il en fut et qui ne doit sa survie qu’au talent immense de Géricault qui s’empara de cette affaire qui fit tant de bruit à l’époque, tant les carences du commandement et surtout ses divisions avaient mené au drame.

 

Sur le détail ci-contre on a indiqué d'une flèche et renforcé l'esquisse du bateau vu à l'horison. Géricault l'a sans doute rendu trop miniscule, et pourtant il est là  !

 

 

Pour plus d'information vous pouvez aller sur Wikipédia

 

 

 


  

 

Nous visitons l’intérieur d’un lycée catholique dans lequel erre un jeune chat d’une maigreur plus que squelettique effrayante, avec une profonde et large blessure au cou. Survivra-t-il ? Etonnant qu’il n’ait pas accès aux restes des cuisines. Nous ne pouvons rien pour lui. Des chats maigre nous en avons déjà vu et nous en verront encore, et qui mangent n’importe quoi, mais c’est à St Louis que les records sont battus. Est-ce l’indifférence de la population ou une situation particulière ? Si les matous savaient, ils émigreraient plus au sud.

 

 

Le clou de la visite, Ouzin nous l’a réservé pour la fin : le marché au poisson.
Les camions frigorifiques attendent la marée le long du quai. Sur la plage est installée une immense fumerie de poisson pour le conserver. Le poison s’entasse sur des bidons, sur des nattes, à même le sol ou enfin sur des tréteaux ou il est fumé. L’odeur est d’après mes compagnons pestilentielle jusqu’à l’écœurement. Je me félicite en moi-même de cette absence d’odorat qui, si elle me fit méconnaitre à jamais l’odeur parfumée des roses elle me protégea par contres de celle qui attire ces grosses mouches vertes dont je tairais le nom.

 

Les conditions d’hygiène semblent inexistantes et propres à effarer les européens et pourtant le résultat est là, ceux qui mangent ces poissons se portent bien. Pas de problème, tout va bien.

 

Le soir, retour au restaurant le long du fleuve, et devinez quoi ? Poisson au menu. Perso grand amateur de poisson devant l’éternel je me régal, mais mes compagnons ? Pas si sûre qu’ils fassent de même !

 

Deuxième nuit à l'hotel de la poste, certains auraient préféré le campement sur la languede Barbarie, cette langue de terre qui sépare le fleuve Sénégal de l'Océan sur plusieurs kilomètres depuis la frontière nord avec la Mauritanie jusqu'a l'embouchure du fleuve plus au sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite ...      

.

     

 



 

Total des visiteurs  :    507527   dont aujourd'hui :   73    En ligne actuellement :  1      Total des clics   1003987